23 mars

Les vacances 2015 arrivent ! Pour la première fois depuis 15 ans, nous avons pu choisir nos dates et ce sera donc début juillet. La destination ? Petites devinettes : Quel est le pays du plus vieux désert du monde, les dunes parmi les plus hautes, au deuxième rang des moins peuplés du monde après la Mongolie ?

Petite aide, nous passerons de l’été à l’hiver en quelques heures, direction plein sud … et oui nous nous envolons pour l’Afrique australe et la Namibie !

Trajet depuis la France

Ce grand pays, 1,5 fois la France mais peuplé de seulement 2 millions d’habitants (soit Paris intra-muros !) soit 2hab au Km² (100 en France), est situé au dessus de l’Afrique du Sud sur la côte atlantique.

Pourquoi la Namibie ? Pour le désert, les pistes (le réseau est principalement en « gravel roads »), les paysages inoubliables, la tranquillité, mais surtout les animaux sauvages en liberté, nous devrions trouver le « big five » (le lion, le guépard, l’éléphant, le rhinocéros et le buffle), auquel j’ajouterais l’inévitable girafe mais aussi autruche, zèbre, oryx, springboks, phoques, etc etc le tout en toute liberté.

namib3    namib2

Pour cela nous nous envolerons depuis l’Allemagne (pas de direct) et après 10h de vol nous louons un 4×4 équipé camping-car et nous irons tranquillement de lodge en lodge dans le désert, les parcs et réserves du centre du pays.

namib4Comme d’habitude, tout est prés (destination prisée, il faut tout réserver des mois avant la date), les GPS chargés, les valises aussi. Nous espérons faire de magnifiques photos et nous remplir la tête de souvenirs inoubliables.

parcours

Parcours général

1er jour – 3 juillet 2015
880km d’autoroute

Départ de bonne heure pour échapper un peu à la chaleur.

Place Römer – Francfort

Autoroutes françaises et allemandes sans problème malgré les 38° l’après midi.
Arrivée à Francfort à l’hôtel vers 16h où l’on pose nos valises et après une petite sieste, direction le centre ville en tram. Visite de la vieille place avec ses maisons à colombages mais occupée par des gradins en raison d’un Ironman (cumul d’un marathon + 5km de nage suivis de 180km de vélo! ) organisé le dimanche suivant.
Balade sur les bords de la rivière du Main, repas rapide et retour à l’hôtel par un tram.
Nuit très chaude mais supportable.

 

2em jour – 4 juillet 2015
8200km – 10h d’avion

Petit préambule : en raison de la destination très prisée, tous les camps, hôtels, voiture et même excursions, étaient réservés et payés plusieurs mois à l’avance, concernant le passage de douane: pas de visa à prévoir, c’est juste un tampon sur le passeport à l’arrivée et c’est gratuit !

L’aéroport est à 10mn du centre et c’est vers 8h que nous déposons la voiture au parking pour 12 jours. L’aéroport est très grand mais bien organisé. L’avion est à 10h40, il faut se présenter 2h avant, passer les contrôles de douane et police en quelques minutes et attendre.

avant de partir, on fait le parebrise

Décollage à l’heure, 10h de vol sans soucis et avec les repas, 3 films et une sieste, le temps passera assez vite finalement.
L’atterrissage vers 20h est un total dépaysement ! Tout d’abord il fait nuit noire, on est à 1600m d’altitude, ici c’est l’hiver et la température est de 13°, vite on enfile la polaire ! Ensuite malgré que ce soit la capitale, l’aéroport est tout petit, il n’y a pas de passerelle d’embarquement, on descend de l’avion par l’escalier directement sur le tarmac et on rejoint à pieds l’aérogare qui est à peine plus grand que celui de Tours ! Seulement 8 douaniers pour tamponner les passeports des 260 passagers du 767 ! Ensuite nouvelles queues au bureau de change, le dollar namibien ne peut s’obtenir en dehors du pays.
C’est en taxi que nous rejoignons le lodge à 30km, j’avais oublié de confirmer le transfert et ils ne sont pas venus nous chercher. Le lodge est magnifique avec des chalets à toit de chaume en guise de chambre.

on descend sur le tarmac de Windhoek

on descend sur le tarmac de Windhoek

 

 

Les propriétaires ont récupéré, lorsqu’il était bébé et abandonné, un oryx, qui est maintenant adulte et qui se promène sur le site, immense, du lodge. Nous étions au courant, heureusement car cela fait drôle de croiser ce grand animal en pleine nuit !
Il fait froid, on se couche très vite!

le site du Airport lodge ICI

 

3em jour – 5 juillet 2015

268km – 4h dont 3 de pistes. 10° à 26°

notre « chambre » et l’Orix du lodge

Lever à 7h. Petit déjeuner au restaurant, le loueur de 4×4 doit venir à 8h30.

 

Mais auparavant, nous avons un souci : hier soir marie a perdu son portable dans le taxi ! Nous en parlons à l’employée du lodge qui va tout remuer pour trouver quel taxi nous a amené et finalement retrouver le portable. Nous repasserons vers midi le récupérer pour le prix d’une nouvelle course de taxi.

 

Le loueur nous récupère, nous briffe sur le fonctionnement et … roule ma poule. La voiture, un Toyota hilux est quasi neuve 19000km, la cellule aménagée un peu moins mais ça nous va très bien !

Le site du loueur « African Tracks » ICI

notre camping car

l’intérieur

Maintenant …. rouler : ici on roule à gauche et le 4×4 a le volant à droite! Rouler à droite vient assez vite, on met souvent l’essuie glace à la place du clignotant et on cherche le levier de vitesse dans la portière ! Le plus chaud est les carrefours surtout pour tourner à droite tout en prenant les filles de gauche.

Nous arrivons malgré tout au supermarché pour les courses et surtout le nécessaire à barbecue qui ici s’appelle le braai et avec 300 jours de soleil par an, c’est une institution et on en fait presque à tous les repas, plein de gasoil et c’est parti.
Passage au lodge récupérer le portable, 50km de goudron puis uniquement de la piste.
Les pistes ici sont de très bonne qualité la vitesse est soit 80 soit 100km/h, elles ont la largeur d’une grande nationale française avec parfois de la « tôle ondulée « .
Nous voyons rapidement nos premiers gros animaux sauvages, des grands babouins, des phacochères, des springboks, des oryx et 6 girafes !! Un kudu (ça ressemble à un élan) traverse à 1m de notre par choc, coup de frein d’urgence ouf, évité !

notre première girafe

nids collectifs de Républicain Social

Avec tous ces arrêts photos et le soleil se couchant à 17h30 c’est à la tombée du jour que nous entrons dans le parc du Bagatelle Kalahari Game Ranch, Game voulant dire gibier et le Kalahari est le désert qui est à cheval sur la Namibie et le Botswana.

notre emplacement, pas de voisin

Le lieu est magnifique à 30km de tout village au milieu des dunes rouges, le « campsite » est à 1km du lodge dans le désert, les 5 emplacements ont chacun au moins 2000m2 (non pas d’erreur de frappe ) un bâtiment avec WC, douche, coin cuisine, éclairage et eau chaude solaire et évidemment le barbecue en dur comme dans tout campsite.

Le site du lodge ICI

Première viandes grillées sous la voie lactée et au lit vers 20h !!
4em jour – 6 juillet 2015

290km – 4,5h dont 3,5 de pistes. 15° à 28°

Cliquez les images …

le lodge « Bagatelle » au fond

Debout 7h, nous avons rdv pour un « cheetah viewing » ; autrefois il y avait en liberté des guépards mais les fermiers les ont chassés et on n’en trouve plus que dans les réserves et chez certains membres de la sauvegarde et réintroduction de l’espèce comme ici. Il fait 15°et nous grimpons à bord d’un 4×4 pour aller à l’écart dans un immense parc où l’on peut admirer 3 guépards qui se prélassent.

3 guépards

 

 

 

 

Puis on se met en route pour 30km de piste, passage à Mariental puis 100km de goudron monotone à 1500m d’altitude et 160km de pistes vers la « Namib Rand Réserve ».

pique nique en bord de piste

 

 

 

 

 

on change de plateau, on passe de 1500m à 1000m

quelques barrières à ouvrir et surtout refermer pour ne pas retrouver les animaux sur la route !

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée dans ce désert de dunes rouges à 1000m d’altitude et après 16km de piste privée, au milieu de nombreux springboxs et orixs, on est au « Family Hideout » vers 15h.

Il s’agit d’un petit paradis en plein désert qu’il faut réserver des mois auparavant, il n’y a que 2 emplacements (le 2em depuis peu et distants d’1km) tout équipé malgré l’isolement.

des oryx par dizaines

 

 

notre camp, rien à des dizaines de kms, seuls au monde

on n’est pas bien là ?

le camp, 1 place ! (à réserver des mois avant !!)

 

balade dans les dunes, le point blanc à gauche … notre camp

On passe le reste de l’après midi à grimper les petites dunes sans pouvoir se lasser.

quel décor paradisiaque !

 

 

 

Puis siroter une bière namibienne en contemplant le coucher de soleil sur les montagnes au loin et quelques oryx qui broutent devant notre bivouac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le site du camp ICI

5em jour – 7 juillet 2015

112km – 1h45 – 100% pistes. 20° à 35°

Lever à 6h15 pour admirer le lever du soleil.

6h15, lever du soleil sur le désert du Namib

Les prévisions météo que j’avais eues avec 6° la nuit était pour la capitale qui est à 1600m d’altitude. Pour les prochains jours, elle ne descendra pas sous les 20 et les après midi seront très chaudes avec plus de 30.

 

 

aujourd’hui, juste 100kms de désert

Aujourd’hui courte étape car nous devons visiter les dunes du Namib.

 

 

Sur la piste ‘uniquement des springboks et oryx. Arrivée au Sossus Oasis Campsite à Sesriem vers 11h.

 

 

 

 

Le camp, 12 emplacements, est très bien avec les abris cuisine, douche et wc privés en bois et feuilles de palmiers, extra!

le Sossus Oasis Camp

 

 

 

 

 

Entrée dans le parc à midi et 60km de goudron plus loin à travers d’immenses dunes,

30kms de goudron en plein désert

nous sommes au bout de la route.

la dune « 45 » les arbres au pied font 3m

Après le pique nique, nous décidons de prendre la navette pour les 4 km de sable qu’il reste à faire et nous ne le regrettons pas car il y a des passages très mous et notre cellule est très lourde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bout du chemin nous partons à pied jusqu’au Deadvlei, en clair « lac mort », et après 45mn de marche éreintante dans le sable chaud, nous sommes à cette étendue sèche avec des arbres morts le tout entouré d’immenses dunes.

Deadvleï

les arbres morts offrent peu d’ombre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Sossusvleï

 

 

 

Après une courte pose retour vers Sossusvlei et les dunes Big Mama et Big Dadi que nous admirons mais ne tentons même pas de gravir. Les dunes du Namib sont parmi les plus hautes du monde, sur 500km de long et 100km de large, le Pilas paraît petit à côté.

Big mama et big dady

 

 

 

 

 

 

 

des géants de sable

des phacochères broutent le gazon vert

La dernière navette nous ramène au parking, puis retour au camp.

 

 

Repos, baignade très fraîche à la piscine, où 2 phacochères ont apparemment autorisation de brouter le gazon bien vert. Pas commun comme situation, nous qui cherchions à en voir, ils sont là à 2m du bain.

 

 

un rafraîchissement local au coucher du soleil

 

 

 

 

Une bière, une bonne douche chaude, une grillade et au lit bien fatigués.
Cliquez les images …

 

 

Le site du camp ICI

6em jour – 8 juillet 2015

290km – 4,5h – 100% pistes. 20° à 28°

Tableau de chasse du jour : springboks, oryx, Kudus, autruches,  flamants roses, pélicans, otaries

Debout 6h15, comme tous les jours dorénavant.

Nous quittons Sesriem après le plein de nos 2 réservoirs, pas d’affolement, le gasoil ici est à 0,78€/l !

Pose à Solitaire, petit bourg de 90 habitants où se trouve une pâtisserie mondialement connue pour des gâteaux aux pommes que nous dégustons en compagnie de dizaines de moineaux intéressés par les miettes que nous leur donnons.

Solitaire, la bien nommée

Spreetshoogte Pass, une route pavée et raide depuis le bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Route vers Spreetshoogte Pass, un col au nom imprononçable, d’où on a une vue magnifique sur les plaines et la savane. En redescendant, on croise, entre autres, des Kudus, ces espèces de cerfs qui ont la fâcheuse tendance à traverser devant les voitures.

 

 

 

L’an dernier nous étions passé au tropique du Cancer, cette année c’est le tropique du Capricorne.

Gaub Pass

 

 

 

Pique nique à l’ombre des rochers à Gaub Pass, puis longue piste sur un plateau encore plus désertique à 400m d’altitude jusqu’à Walvis Bay, l’une des 3 seules villes au bord de l’océan Atlantique.

Walvis est le grand port qui alimente la Namibie depuis l’Afrique du Sud, le pays, trop désertique, ne produisant que du minerai dont l’uranium et des diamants et rien d’autre hormis le tourisme.

les autruches

Camping de Walvis Bay, 

impeccable

Nous arrivons au seul camping vers 16h, on est au bord de la ville mais les emplacements, une vingtaine, sont bien délimités par des murs de feuilles de palmier, très propres, barbecue mais sanitaires communs avec même une baignoire chez les dames !

flamants et pélicans

 

 

 

Une fois installés, petites courses au Spar, puis direction l’esplanade en bordure de la baie pour admirer les flamants roses.

 

 

 

 

Il fait plus frais que dans les terres, il y a un peu de vent.

le Raft pour un excellent dîner de poissons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous allons au Raft, un grand bar restaurant construit au bout d’un ponton, sur pilotis au dessus de l’eau. Repas de poissons (24€ à 2 !), un plat avec 3 espèces différentes pour comparer, tout en admirant des otaries qui jouent entre les pilotis du resto.

Coucher une nouvelle fois assez tôt, car demain … surprise !

 

 

Le site du camp ICI

7em jour – 9 juillet 2015

145km dont 100km de pistes – 2,5h. 15° à 30°

Cliquez les images ça vaut le coup d’œil !

Tableau de chasse du jour : springboks, oryx, autruches, flamants roses, pélicans, chacals, otaries et « welwitchias« .

Lever de bonne heure car nous avons rdv à 8h30 pour une excursion en 4×4, que j’ai réservée depuis la France, dans les dunes du désert du Namib, jusqu’à Sandwich Bay.

Le site de l’organisateur Sandwich Harbour 4×4 ICI

Nous embarquons à 6 dans le 4×4 8 places et en route pour une demi journée de rêve !

des flamands roses par centaines

Après avoir admiré une quantité impressionnante de flamants roses et pélicans, nous passons aux salines de Walvis qui produisent du sel pour nos routes.

Notre chauffeur commente et explique tout en anglais mais nous arrivons à suivre.

 

en avant vers les dunes

Puis nous entrons dans le parc, traversons le delta du Kuisseb à sec et commençons l’ascension des dunes.

 

 

De nombreux arrêts sur les sommets pour des vues époustouflantes, puis descente au niveau de l’océan.

les dunes plongent dans l’océan

 

 

La marée est haute et l’accès à Sandwich ne peux se faire qu’à mer basse.

 

 

 

 

buffet en plein désert et bord d’océan

 

 

 

 

 

L’organisateur a prévu une collation, huîtres du coin, toast en tout genre accompagnés de flûtes d’un mousseux sud africain, le tout sur une nappe blanche au bord de l’eau … c’est pas le pied ça ?

 

sans commentaire

 

 

 

 

La mer est encore trop haute, nous approcherons donc de Sandwich par l’intérieur et les sommets de dunes.

 

 

c’est impressionnant même à pieds

 

 

 

 

 

 

 

Retour vers la ville avec quelques parties de toboggan et arrêt découverte de la faune et flore du désert.

un couple de chacals

Nous croiserons entre autre des chacals, observerons des melons des sables.

 

 

 

 

 

 

35kms entre mer et dunes

La demi journée s’est allongée (tant mieux) et c’est vers 13h que nous partons sur Swakopmund par le goudron avec à gauche l’océan et à droite les dunes.

 

 

 

 

 

Swakopmund et son style allemand

 

 

Swakopmund a gardé son style allemand même dans les enseignes.

Passage au bureau du NWR car l’achat du permis d’entrée du Naukluft parc ne peut se faire sur place.

nous sommes dans le lit du Swakop

 

 

 

 

 

Nous quittons le goudron à la sortie de la ville, direction le Naukluft et les welwitchias. Il s’agit d’une plante qui ne pousse qu’ici, elle produit seulement 2 feuilles à l’infini et la plus vieille (protégée d’un grillage) a 1500 ans !

Une welwitchia de 1500 ans !

 

 

 

 

 

 

 

 

un point de vue sur Moon Landscape

 

 

Puis traversée de Moon landscape au paysage lunaire, vous aviez deviné. Petite histoire, c’est dans cette région désertique à souhait qu’à été tourné le dernier film « Mad Max » sorti en 2015 et que nous n’avions pas manqué d’aller voir avant de partir.

 

 

 

notre emplacement du soir

 

Arrivée dans un oasis au creux de la vallée du Swakop, où se trouve le Goanikontes Oasis Camps, une dizaine de places sous les arbres (seulement 2 de loués).

Balade au bord du lit asséché, douche chauffée grâce à un chauffe eau à bois allumé spécialement.

Grillade sous les premières étoiles dans un calme complet, et … dodo en se remémorant cette merveilleuse journée.

 

Le site du camp ICI

8em jour – 10 juillet 2015

259km dont 200km de pistes – 4h. 15° à 30°

Tableau de chasse du jour : springboks, oryx, autruches.

le camp au fond du canyon

Encore une super nuit tranquille et température douce au réveil.

 

le Spitzkupp

La douche chauffée au bois est déjà chaude, nous en profitons, puis nous décollons pour finir la traversée de Moonlandscape où nous reconnaissons bien les décors de Mad Max 4.

 

 

 

10 juillet oblige, petit coup de téléphone vers la France pour souhaiter l’anniversaire au fils, bien surpris de cet appel de l’autre bout du globe !

Nous prenons ensuite une piste, la d1918 puis 3716, pour passer au bord du Spitzkupp Nature Réserve, un énorme massif granitique qui émerge du désert et nous ne quitterons plus les pistes de la journée.

Le Spitskupp

 

 

 

 

Plein de gasoil à Uis, petite bourgade qui ne donne pas trop l’envie de rester et on s’éloigne pour le pique nique.

En début d’après midi, nous sommes prés du massif du Brandberg

arrivée sur le Brandberg

et arrivons à notre étape du jour, le Brandberg White Lady Lodge (lien).

 

 

 

 

le camp du Brandberg Lady Lodge

énorme barbecue / coin cuisine avec eau courante !

Encore un oasis de verdure en plein désert, au bord de la rivière Ugab (asséchée), une quinzaine d’emplacements (énorme camp ! ) dispersés au milieu des acacias et tous équipés de douche chauffée au bois, barbecue et toilettes individuelles.

 

 

des merle métalliques et un calao comme voisins

 

Dans ce camp sont organisés des Elephants Drives (recherches d’éléphants) mais un seul troupeau est repéré et il est à une dizaines de kilomètre. Donc pas de drive ce soir comme j’avais prévu, seule 1 sortie est prévue demain matin, sans garantie et complète. Nous partons donc à pieds dans le lit de la rivière et nous nous contenterons des nombreuses traces des pachydermes, empreintes et bouses.

 

des traces d’éléphant (50cm de long) en grande quantité

copain

Nous en profiterons pour nous reposer et prendre un coca dans la piscine. C’est là qu’un Suricate, probablement habitué des lieux,  c’est laissé approcher et profitant que j’était accroupis, est monté sur mes genoux pour se servir dans mon verre ! Evidemment je l’ai laissé faire, trop content !

 

 

 

 

! tranquilles !

 

 

 

Vers 17h30, tout le monde grimpe sur le rocher voisin du lodge pour admirer en silence le coucher du soleil sur la savane.

encore un superbe coucher

La suite vous connaissez, barbecue etc …

Petite blague : vers 19h30, nuit noire, marie s’écrie « Philippe, là derrière, des bruits d’éléphants !! » … Philippe : « vite, vite, l’appareil photo !!  » et là on entend : « Meuuuh » !!!

Non nous ne verrons pas d’éléphant aujourd’hui.

Le site du lodge ICI
9em jour – 11 juillet 2015

282km – 100% pistes – 5h.   15° à 30°

Tableau de chasse du jour : springboks, oryx, autruches, girafes, zèbres.

 

c’est aussi beau qu’un coucher

 

Lever 6h30, avant le soleil !

 

 

 

Aujourd’hui traversée du Damaraland, toujours vers le nord, au plus proche des animaux de savane et toujours à la recherche des éléphants et zèbres qui peuplent cette région en toute liberté.

on s’éloigne du Brandberg

Début par une piste sauvage hors carte le long de l’Ugab River, repérée sur satellite auparavant, et ma fois très praticable, qui nous change des boulevards habituels.

belle piste

L’espoir est de tomber sur des éléphants.

Puis retour sur les pistes d2319 et d2612, à travers une savane vallonnée.

 

 

 

 

 

seulement des autruches

pistes du Damaraland

Vers 11h, détour de 20kms pour aller voir Organ Pipes et Burnt Mountain, 2 sites géologiques un peu curieux, mais d’accès payant, certes que 7€ mais ça fait un peu attrape touriste. Organ Pipes est un fossé asséché avec des formations tubulaires sur quelques mètres de haut, et Burnt est une résurgence de roches volcaniques fortement ferreuses qui se sont oxydées.

Organ Pipes

 

 

 

Burnt Mountain

 

 

 

 

 

 

 

un donkey car traditionnel

Nous suivons l’Aba-Huab River et nous constatons de plus en plus de traces d’éléphants, empreintes et bouses par dizaines.

La chaleur est écrasante, pose pique nique rapide avec une bière locale sortie bien fraîche du frigo.

 

 

 

Nous continuons notre chemin sur la c39 puis c43, la région est désertique mais montagneuse, nous suivons les vallées direction Palmwag. Cette région est gérée en Conservatoires (Torra et Palmwag) par la population locale, pour la préservation de la nature et de la faune, éléphants, girafes et rhinocéros notamment .

 

damaraland

Les éléphants nous narguent avec leurs traces de partout, nous croisons des girafes puis des zèbres de montagne (rayures plus serrées et légèrement roux) et les autruches.

les premiers zèbres … loin

 

 

 

 

 

 

les girafes sont à peine dérangées

ça sera le seul éléphant du jour !

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes aux alentours des 1100m et nous montons toujours légèrement pour passer un col à 1550m d’où nous passerons un long moment les yeux dans les jumelles à guetter la faune mais nous ne verrons que des zèbres. Puis descente jusqu’à 1200m au Hoada Camp (site).

Le hoada est comme le Family Hidout dans le désert du Namibrand un camping sur lequel j’avais craqué sur les photos et où je m’étais précipité en mai pour réserver (2 places au Hideout et 8 au Hoada).

Le Hoada a la particularité d’ être logé au milieu d’un plateau (1200m) parsemé d’immenses blocs de granit et qui profite de ceux ci pour ses installations. Les 8 emplacements, distants de plusieurs centaines de mètres, sont blottis au pieds de ces blocs rocheux, avec coin cuisine, barbecue, eau courante et chaude ! grâce à un chauffe-eau à bois individuel,  dans un un autre coin, entre 2 gros rochers, il y a la douche (chaude), ailleurs les wc (état impeccable, avec papier ! comme dans tous les camps), le tout à ciel ouvert pour profiter des étoiles.

notre emplacement

 

 

 

le coin douche

 

 

 

 

 

 

 

les gros rochers au fond c’est l’accueil

 

 

 

A l’entrée du camp, on grimpe dans les rochers et on accède à une petite piscine logée dans le granit puis au bar qui domine toute la région. Nous y passons un long moment, avec un coca dans l’eau (fraîche) puis sur un rocher pour le coucher de soleil traditionnel.

 

la piscine de poche

 

 

 

 

 

 

 

le salon, notre emplacement est au fond, rochers du milieu

 

 

 

 

 

 

 

le bar avec vue sur la savane

 

 

 

 

 

 

 

et encore un coucher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une soirée paradisiaque !
je répète, cliquez les images pour les agrandir !

 

Le site du camp ICI

 

10em jour – 12 juillet 2015

282km – 100% pistes – 5h30.   10° à 32°

Tableau de chasse du jour : la totale ! springboks, oryx, autruches, girafes, zèbres, gnous, koudous, impalas, rhinocéros, hyènes, chacals, et éléphants !! enfin !, le tout par dizaines et 1 ombre de lionne.

6h, debout ! l’eau est déjà chaude, quelqu’un a allumé la chaudière vers 5h ! Mais il fait frais vu les 1200m, 10°, 2h après il fait déjà 18.

lever sur Hoada

 

 

Nous profitons un peu du lieu, lever de soleil sur les rochers, solitude et tranquillité, avant de partir direction Etosha au nord-est où nous devrions être moins seuls !

nous retrouvons les termitière géante

 

 

 

 

 

 

Passage par Kamanjab mais la seule station ne prend pas les cartes bleues, nous sommes sur le deuxième réservoir, un rapide calcul on doit pouvoir tenir largement la journée. Après Kamenjab, c’est du goudron sur la C40, mais nous n’en ferrons que 7km et prenons une piste, évidement, car c’est plus drôle et en plus c’est plus court pour aller à Etosha, et nous l’apprécierons car nous ne croiserons que 2 voitures locales sur les 130kms (D3248 puis D2695).

encore une barrière

 

La régions est utilisé pour le bétail et nous devrons, enfin marie devra ouvrir et refermer une multitude de barrières.

Au détour d’un virage des girafes encore

un groupe de girafes

 

 

 

 

 

pose repas, chaud

 

 

 

14h nous sommes à l’entrée du parc d’Etosha, ça fait un peu Jurassic Parc, des grilles, de grandes portes qui ferme au coucher du soleil.

l’entrée d’Etosha à 20km de Okaukuejo

Etosha est une immense réserve naturelle créée en 1907 par les allemands (colonie à ce moment là) est faisait plus de 90 000km2. Aujourd’hui elle en fait beaucoup moins, mais tout de même 400km de long sur 100km de haut. Un « pan », lac séché et salé, de 5000 km2 est au milieu. Seulement 1/3 est visitable.

On y trouve plus de 100 espèces de mammifères et plus de 300 espèces d’oiseaux. On y trouve les plus recherchés, les grands éléphants, des zèbres, des gnous, des lions, des springboks, des oryx, des girafes, des grands koudous, des impalas, des rhinocéros, etc.

On y circule en voiture au milieu des animaux, interdiction d’en sortir. On doit quitter le parc ou se réfugier dans l’un des 3 camps avant le coucher du soleil.

20km et nous sommes à Okaukuejo, direction la station et là « ah non monsieur, de l’essence … dans 3 jours ! ». Ah !! là il me reste de quoi faire 200km mais nous ne sortons du parc que demain soir, ça va être trop court pour demain. Espérons qu’au camp de Halali il y en ai !

l’entrée du camp d’Okaukuejo

 

 

 

Direction l’est vers Halali en se détournant sur les points de vue de Gemsbokvlakte, Oliphantsbad, Aus et Rietfontein, entre autre. Ces points de vue, sont au bord de grandes prairies et mares où les animaux défilent à tour de rôle en troupeaux ou seul pour se désaltérer.

gnous et springbok

 

 

 

 

 

 

les girafes

 

 

 

 

 

Dans un silence total et avec un grand plaisir, nous pourrons y observer tous les animaux déjà cités et surtout les éléphants, en famille, qui se rafraîchissent ou jouent dans les mares. A chaque fois c’est avec difficultés que nous décidons de quitter ces endroits pour aller au suivant.

rhinocéros et oryx et impala qui attendent leur tour

 

 

 

 

entre ces points, nous sommes à l’affût du moindre mouvement qui trahirait la présence d’animaux.

 

 

un grand koudou mâle

 

 

 

après Oliphantsbad, nous remarquons un petit groupe d’éléphants sur la gauche, une voiture est déjà là à les observer. Il y a des jeunes et je remarque que les adultes sont agités, poussent des barrissements et grattent le sol.

une mére agitée

 

 

En fait la voiture devant nous est sur leur passage nettement visible par l’usure, la trouée dans la végétation et les excréments.

 

 

 

 

 

 

Je recule un peu et l’autre voiture s’en va. Et là je cris à marie « prépare les appareils ! ils vont passer !! » et là on a réalisé notre rêve et notre plus belle photo.

2 femelles, un jeune et un bébé passent devant nous !

la photo rêvée

les femelles apaisées mais aux aguets

 

 

 

 

 

Nous faisons demi tour pour aller les voir arriver au point d’eau.

le rhino cède la place

 

 

 

 

 

 

arrive un troupeau de zèbre

les zèbres

 

à Aus, nous trouverons des hyènes qui tentent de surprendre un oiseau bizarre

les hyènes

 

 

 

 

 

 

il y a aussi des chacals

les chacals

 

 

 

vers 17h00 arrivée au camp d’Halali

Halali et son crane d’éléphant

 

Nous allons de toute urgence à la station, ouf il y a de l’essence, on fait le plein des 2 réservoirs, on est tranquille pour 1000km !

Puis on s’installe dans le camp, ça ressemble plus à chez nous, il y a beaucoup de monde, nous allons le plus au fond possible pour être tranquilles.

Barbecue avec les côtes congelées achetées à la petite supérette pas très achalandée.

 

 

 

 

Puis nous allons au point de vue du camp. C’est un endroit aménagé pour que les touristes puissent observer une mare à l’extérieur. Il y a même un éclairage orange léger. Il y a beaucoup de monde, mais c’est le silence complet et nous observons les animaux qui défilent comme dans une parade, une espèce après l’autre. Je tente quelques photos mais sans pied et dans le noir …

 

Il y aura aussi les hyènes, chacals.

 

 

 

 

 

Au moment de partir, une ombre de lionne passe discrètement au fond, impossible de la saisir en photo.

 

Evidemment, c’est heureux que nous nous endormirons ce soir !

Le site du camp ICI

11em jour – 13 juillet 2015

327km dont 160 de pistes – 5h30 + toutes les pauses !   10° à 32°

Tableau de chasse du jour : on prend les mêmes ! springboks, oryx, autruches, girafes, zèbres, gnous, koudous, impalas, rhinocéros, hyènes, chacals, éléphants et phacochères.

 

Problèmes classiques des grands campings, nous sommes réveillés vers 5h par les voisins, des bus de voyageurs sud africains, ils sont juchés très haut, avec tout le nécessaire de camping en dessous, pour pouvoir voir loin, et quand ça plis le camp, ça fait du bruit.

Nous, nous attendrons 6h30 pour nous lever.

écureuils

 

 

troupeau de zèbres

 

 

 

 

 

 

 

 

un chacal

 

 

 

 

 

 

tous ensemble

 

 

 

 

 

springbox et dindons ?

 

 

 

 

 

 

 

Après un nouveau passage au point de vue du camp, nous repartons pour explorer le parc. Toutes la journée nous irons de point d’eau en point d’eau pour admirer les animaux de la savane comme la veille. Nous en verrons de grandes quantités de chaque espèce. Nous traînerons plus à observer les groupes d’éléphants et de girafes.

oryx

 

 

 

des dizaines d’éléphants

 

 

 

 

la douche est agréable

 

 

 

 

nous suivons un grand mâle solitaire

 

 

 

 

une girafe ne veux pas quitter la piste

 

 

 

 

beaucoup de girafes sont au bord du lac salé

 

 

 

La principale quête du jour est la recherche du lion, mais le nombre de lions dans Etosha est estimé à 150 bêtes en constante diminution. Nous n’aurons malheureusement pas le plaisir d’en voir.

 

 

Vers 16h00 nous nous présentons à la sortie du parc, mais nous n’avons pas payé notre séjour dans le parc et celui ci doit se payer en partant, mais pas à la sortie ! Il faut aller au camp de Namutoni au bureau du parc, nous étions passé à côté, mais n’ayant vu aucune indication, nous nous étions pas arrêté. C’est donc un allé retour de 22km qui nous permettra d’aller chercher le laissé passé et de sortir du parc.

A la sortie, il y a une barrière sanitaire, les pneus et nos chaussures sont passés aux désinfectants.

Nous retrouvons le goudron et il nous reste 150km soit 2h de route pour rallier Otavi et le petit détour au bureau du parc nous a fait perdre une demi heure; c’est donc à la nuit que nous arriverons au camp « Zom Potjie Restcamp ».

Sur la route nous croiserons une multitude de phacochères broutant les bas côtés. Au sujet des bas côtés, nous avions remarqué la propreté et la tonte impeccable des 5m d’herbe de chaque côté (oui c’est large !) et c’est avec étonnement que nous avons croisé le système de tonte : 2 groupes de 5 personnes équipés seulement de machettes fauchent l’herbe sur des dizaines de kilomètres !

au Zom Potjie

 

 

 

 

Arrivé vers 18h à l’entrée du camp, portail fermé mais un gardien est là en permanence et nous ouvre, le camp, lui, est encore à 2km de piste. C’est en allemand que nous sommes accueillis par le propriétaire.

 

 

Il s’agit d’une ferme de 50 hectares, avec 6 emplacements et quelques bungalows. Très sympa, au milieu des orangers, sanitaires impec et surtout pas cher, 15 euros à comparer aux 35 de Etosha (le plus cher).

 

La douche chaude sera appréciée surtout que nous sommes maintenant à 1500m d’altitude et que la fraîcheur se fait déjà sentir. Nous nous couchons, cette fois avec toutes les couvertures disponibles.

Le site du camp ICI

12em jour – 14 juillet 2015

458km dont 190 de pistes – 6h30    6° à 30°

Tableau de chasse du jour : ça diminue, springboks, babouins, phacochères.

6h30, ça caille ! 6° ! Petit déjeuné à l’intérieur du véhicule.

C’est fête nationale en France et c’est notre dernier jour en Namibie, nous devons rendre le 4×4 ce soir et prendre l’avion.

Il nous reste une longue route, mais pas question de faire que du goudron, alors je prends la D2807 à la sortie de Otavi pour rejoindre le plateau de Waterberg. Nous traversons de grands parc à bœufs  et nous ne croisons que des babouins et phacochères.

Le plateau de Waterberg est une réserve de 60km de long sur 10 de large, dans laquelle on ne peut rentrer avec son véhicule et nous ne faisons que passer.

piste sableuse en approche du Waterberg

Nous suivrons les falaises qui en interdisent l’entrée et c’est les plus belles vues.

Waterberg

 

 

 

 

 

 

les falaises

 

 

les babouins méfiants

Il est midi lorsque nous arrivons au bout de la dernière piste et nous faisons notre dernière pause repas pour en profiter à fond avant de prendre le goudron.

 

 

 

dernière pause

on est prévenus

 

 

 

 

 

 

 

La route jusqu’à la capitale Windhoek est monotone, il y a plus de circulation et nous arrivons en ville vers 15h. Nous profitons des 2h qu’il nous reste pour faire les magasins à la recherche des derniers souvenirs à acheter.

test du « biltong » (viande séchée)

 

 

 

 

 

 

 

 

route monotone vers Windhoek

 

 

 

 

 

 

 

 

17h après un rapide rangement de nos bagages, nous restituons la voiture sans problème si ce n’est un gros impact dans le pare brise, mais heureusement j’avais pris un supplément d’assurance pour les pneus et les vitres !

 

 

Un employé du loueur nous conduit à l’aéroport et nous passerons les 3h d’attente dans le petit aérogare à faire encore des achats et à manger au resto.

l’aérogare de Windhoek, c’est fini !

 

 

 

 

 

Vol sans problème et les 10h passeront finalement assez vite avec le repas vers 23h, 1 ou 2 films et le sommeil.

Atterrissage vers 9h, police, douanes rapides et on récupère notre petite 208 au parking.

 

A part les bouchons pour sortir de Francfort (retour à la civilisation !), et l’attention au changement de côté pour rouler, nous avalons les 800kms et retrouvons notre domicile vers 20h.

Cela fait du bien de revenir chez soi, mais les paysages, le silence du désert et les animaux nous manquent déjà !

Voila, le rêve est réalisé, terminé, et je ne peux que vous recommander cette destination, en self drive comme nous ou en « organisé », c’est vraiment un magnifique pays, pour celui qui aime la savane et le safari photo !